
Les gouvernements doivent investir plus dans la résilience pour mieux protéger les communautés
Selon Catastrophe Indices and Quantification Inc. (CatIQ), en 2025, les dommages assurés causés par des phénomènes météorologiques violents ont dépassé 2,4 milliards de dollars. L’année 2025 devient ainsi la dixième année la plus coûteuse jamais enregistrée en ce qui concerne les pertes assurées liées aux phénomènes météorologiques violents au Canada.
Parmi les phénomènes météorologiques violents notables survenus en 2025, on peut citer la tempête de verglas qui a frappé l’Ontario et le Québec à la fin du mois de mars, les incendies de forêt qui ont ravagé Flin Flon (au Manitoba) et La Ronge (en Saskatchewan) au mois de mai, la tempête de grêle qui s’est abattue sur Calgary (en Alberta) en juillet, les violentes tempêtes qui ont balayé les Prairies en août, causant d’importants dégâts aux véhicules à Brooks (en Alberta), ainsi que les inondations de décembre en Colombie-Britannique.

« Les phénomènes météorologiques violents prennent toujours plus d’ampleur. Il y a vingt ans, les pertes assurées dépassaient rarement 500 millions de dollars par an. Aujourd’hui, des coûts annuels dépassant le milliard de dollars sont devenus monnaie courante. Ce changement nous oblige à repenser en profondeur la façon dont nous construisons, planifions et restaurons les communautés dans tout le pays » a déclaré Celyeste Power, présidente et cheffe de la direction du Bureau d’assurance du Canada (BAC). « Le meilleur moyen d’assurer la sécurité des communautés et de garantir l’accès généralisé à des assurances abordables est d’investir dès maintenant et de manière soutenue dans la résilience. »
Entre 2006 et 2015, les pertes annuelles assurées au Canada dues à des phénomènes météorologiques violents et à des feux de forêt s’élevaient à 14 milliards de dollars, après ajustement pour tenir compte de l’inflation. Entre 2016 et 2025, ces mêmes pertes s’élevaient à 37 milliards de dollars, soit près du triple par rapport à la décennie précédente. Dans le même temps, le nombre moyen d’indemnisations a presque doublé.
« Nous devons cesser de mettre les Canadiens en danger. À l’heure où le Canada se lance dans un plan historique en matière de logement, investir dans la résilience des communautés et des ménages est nettement plus rentable que de payer pour reconstruire après chaque catastrophe », a ajouté Mme Power. « C’est pourquoi le BAC et ses membres continuent d’exhorter les gouvernements à tous les niveaux à investir dans des infrastructures offrant une protection contre les inondations, à adopter des règles d’aménagement du territoire qui garantissent que les habitations ne sont pas construites dans des plaines inondables, à faciliter les initiatives Intelli-feu dans les communautés situées dans des zones à haut risque d’incendie de forêt et à mettre en œuvre les modifications longtemps attendues des codes du bâtiment afin de mieux protéger les habitations et les moyens de subsistance. »
Les estimations des montants de dommages assurés sont fournies par CatIQ (www.CatIQ.com), avec l’autorisation du BAC.
