
Toutes les collectivités du Canada sont exposées à des risques accrus de catastrophes naturelles.
Le 18 janvier 2023 (TORONTO)– Les conditions météorologiques extrêmes partout au Canada continuent de mettre en évidence les coûts financiers des changements climatiques pour les assureurs, les gouvernements et les contribuables. L’an dernier, les dommages assurés attribuables aux événements climatiques à l’échelle nationale ont atteint 3,1 milliards de dollars, selon Catastrophe Indices and Quantification Inc. (CatIQ).
2022 se classe au troisième rang des pires années de l’histoire du Canada pour les pertes assurées. Bien que la somme de 3,1 milliards de dollars soit inquiétante, aucun événement catastrophique unique ni aucune région particulière n’ont représenté la majorité des pertes. Contrairement à 2016 où les pertes ont été les plus élevées à Fort McMurray, en Alberta, en raison des feux de forêt qui ont occasionné environ 75 % des pertes nationales, en 2022 des catastrophes sont survenues dans presque toutes les régions du pays.
Parmi les conditions météorologiques extrêmes de l’année dernière, citons l’ouragan Fiona, le derecho en Ontario et au Québec, la tempête de fin d’hiver de l’est du Canada, les tempêtes d’été de l’ouest du Canada et la bombe météorologique de l’est du Canada.
Dommages assurés attribuables à des événements météorologiques violents en 2022
| Date | Severe Weather Event | Total loss ($ billion) |
|---|---|---|
| 17 au 19 février | Tempête de fin d’hiver dans l’est du Canada | 140 millions $ |
| 22 au 25 avril | Inondations au Manitoba et au nord-ouest de l’Ontario | 60 millions $ |
| 21 mai | Derecho en Ontario et au Québec | 1 milliard $ |
| 16 et 17 juin | Violentes tempêtes en Ontario et au Québec | 50 millions $ |
| Juillet et août | Tempêtes estivales dans l’ouest du Canada | 300 millions $ |
| 23 et 24 septembre | Ouragan Fiona | 800 millions $ |
| 22 au 26 décembre | Bombe météorologique dans l’est du Canada | 180 millions $ |
| 23 au 27 décembre | Tempête hivernale et grande marée en C.-B. | 80 millions $ |

Les 10 années des sinistres assurés les plus coûteux au Canada (sinistres et frais de règlement des sinistres en dollars de 2022)
| Tang | Année | Perte totale (en milliards $) | Événements météorologiques violents importants |
|---|---|---|---|
| 1 | 2016 | 5.96 | Feux, Fort McMurray, Alberta |
| 2 | 2013 | 3.87 | Inondations en Alberta; inondations dans la région du Grand Toronto, décembre tempête de verglas dans la RGT |
| 3 | 2022 | 3.12 | Événements multiples |
| 4 | 1998 | 2.83 | Québec, tempête de verglas |
| 5 | 2021 | 2.48 | Tempête de grêle, Calgary; inondations, Colombie-Britannique |
| 6 | 2020 | 2.46 | Inondation, Fort McMurray; tempête de grêle, Calgary, Alberta |
| 7 | 2018 | 2.40 | Événements multiples : tempêtes de pluie et de vent en Ontario et au Québec |
| 8 | 2011 | 1.97 | Slave Lake, Alberta, feux et tempête de vent |
| 9 | 2012 | 1.65 | Calgary, tempête de pluie |
| 10 | 2019 | 1.56 | Événements multiples |
*Sources de 1983 à 2007 : BAC, PCS Canada, Swiss Re et Deloitte. 2008 à 2021 : CatIQ. *
« Le Canada est un endroit de plus en plus risqué pour vivre, travailler et assurer les biens, a déclaré Craig Stewart, vice-président, Changements climatiques et Enjeux fédéraux, Bureau d’assurance du Canada (BAC). Les gouvernements n’ont pas accordé suffisamment d’importance à l’adaptation dans la politique climatique. Ce printemps, le gouvernement fédéral doit montrer la voie en finalisant une stratégie nationale d’adaptation et en finançant de manière audacieuse la mise à niveau d’infrastructures communautaires et de propriétés pour renforcer leur résilience aux inondations, aux tempêtes de vent, aux canicules et aux feux de forêt. »
« En particulier, nous observons des signes précurseurs selon lesquels l’assurance des biens pourrait devenir moins abordable, voire inexistante, car les réassureurs mondiaux se détournent des pays plus risqués, poursuit M. Stewart. Le moment est venu pour les assureurs et les gouvernements canadiens de travailler en partenariat à un programme national d’assurance contre les inondations pour que les propriétaires canadiens restent financièrement résilients aux conditions météorologiques extrêmes de plus en plus nombreuses et violentes. »
Le BAC poursuit des discussions approfondies avec le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux sur les moyens de renforcer la résilience des collectivités et de mieux gérer les coûts des inondations pour les propriétés résidentielles à haut risque au Canada. Le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, territoriaux et autochtones ont collaboré avec les assureurs pour finaliser le « Rapport du Groupe de travail sur l’assurance contre les inondations et la relocalisation » en août 2022. Le gouvernement fédéral examine actuellement les possibilités de créer un programme national d’assurance résidentielle contre les inondations qui offrira une assurance abordable à tous les résidents exposés à un risque élevé d’inondation des terres, y compris les ondes de tempête, par le biais d’un partenariat public-privé. La plupart des pays du G7 ont déjà mis en place un tel programme.
Dans le monde actuel, marqué par des événements météorologiques extrêmes, les sinistres catastrophiques assurés au Canada dépassent couramment les 2 milliards de dollars par année, la plupart étant dues à des dommages liés à l’eau. Au cours des dix années avant 2008, les assureurs canadiens n’avaient enregistré en moyenne que 456 millions de dollars par année de sinistres liés à des événements météorologiques extrêmes.
CatIQ Connect
Les tendances en matière de dommages assurés, y compris le total impressionnant de 2022, figureront en bonne place à CatIQ Connect, la première conférence sur les catastrophes naturelles au Canada. CatIQ Connect anime une discussion sur le sujet afin de favoriser la collaboration avant, pendant et après les événements catastrophiques. Des parties prenantes de l’industrie, du gouvernement et du milieu universitaire examinent des aperçus détaillés des catastrophes naturelles, discutent des stratégies de gestion des catastrophes et explorent les perspectives sectorielles. Les thèmes généraux sont la préparation, la résilience, les outils disponibles et la collaboration intersectorielle, car nous travaillons ensemble pour le plus grand bien de tous les Canadiens.

