
Le 26 février 2020 (TORONTO) – La Fédération canadienne des municipalités (FCM) et le Bureau d’assurance du Canada (BAC) ont publié un rapport intitulé Investir dans l’avenir du Canada : Le coût de l’adaptation au climat. Le rapport exhaustif présente de nouveaux renseignements étonnants qui démontrent l’urgent besoin d’investir davantage dans l’adaptation climatique à l’échelle locale ainsi que dans les régions où le besoin d’investir est le plus pressant. Ce rapport est le premier du genre à quantifier le coût pour les municipalités.
Puisque le risque d’augmentation de la fréquence des événements météorologiques extrêmes augmente en raison des changements climatiques, plusieurs régions du pays présentent un plus grand risque à assurer. Les municipalités sont aux premières lignes des changements climatiques et nécessitent des investissements massifs pour protéger le public, les biens et les entreprises des effets dévastateurs des changements climatiques.
Selon les conclusions du rapport, le coût pour éviter les pires effets des changements climatiques à l’échelle municipale est estimé à 5,3 milliards de dollars par an, soit l’équivalent de 0,26 % du PIB du Canada. Des études ont démontré que les investissements dans des infrastructures résilientes dégagent un rendement du capital investi de 6 $ sur les sinistres futurs évités pour chaque 1 $ dépensé proactivement. Ces investissements sont essentiels pour aider les collectivités à s’adapter aux changements climatiques et réduire les risques que représentent les événements météorologiques extrêmes pour les Canadiens.
Étant donné l’ampleur et la taille des coûts à long terme de l’adaptation aux changements climatiques, le rapport suggère que les recherches et analyses futures de tous les ordres de gouvernement considèrent des moyens novateurs d’utiliser les capitaux du secteur privé pour renforcer la résilience des collectivités.
Le rapport indique également que les régions de l’est et du nord du Canada ont généralement un plus grand besoin d’investissements dans des mesures d’adaptation; les inondations, l’érosion et la fonte du pergélisol constituant les plus gros risques. Parmi les priorités en matière d’infrastructures, les bâtiments, les digues et les routes ont besoin des améliorations les plus urgentes.
Citations
« Lorsque des maisons, des entreprises, des terres agricoles et des infrastructures publiques sont touchées par des événements météorologiques extrêmes, les Canadiens le ressentent d’abord dans leurs collectivités. Les dirigeants municipaux accordent la priorité à la résilience dans leurs villes, mais nous pouvons et devons faire plus. La FCM est fière de travailler en partenariat à l’élaboration de ces nouvelles données cruciales qui soulignent l’importance d’investir davantage dans l’adaptation des municipalités et la prévention face aux effets d’un environnement changeant. Tous les ordres de gouvernement peuvent travailler ensemble pour protéger les infrastructures publiques sur lesquelles comptent les Canadiens dans leurs quartiers. »
Bill Karsten, président de la FCM
« Partout au pays, les Canadiens ressentent les effets dévastateurs des changements climatiques, dont les coûts financiers et émotionnels ne cessent d’augmenter. Les gouvernements doivent collaborer au financement des infrastructures résilientes nécessaires pour protéger les Canadiens des inondations, des grands vents et des feux de forêt. Étant donné l’importance des investissements nécessaires dans les municipalités, les gouvernements devraient examiner comment le secteur privé et le financement privé peuvent renforcer la résilience de nos collectivités. »
Don Forgeron, président et chef de la direction, BAC

