
Le Bureau d’assurance du Canada (BAC) exhorte le gouvernement de la Colombie-Britannique à mieux protéger les collectivités contre les feux de forêt et les inondations, ainsi qu’à rétablir la concurrence dans le système d’assurance automobile de la province. Ces recommandations faisaient partie de la présentation du BAC au Comité permanent spécial des finances et des services gouvernementaux lors des consultations budgétaires de 2027.
« En matière d’intempéries, investir dans la prévention est bien plus efficace que de payer le rétablissement », a déclaré Greg Moy, directeur des relations gouvernementales pour le Pacifique au BAC. « Les gouvernements peuvent prendre des mesures concrètes pour améliorer la sécurité des collectivités tout en réduisant le coût à long terme des catastrophes pour les gouvernements et les résidents. »
Face à l’augmentation marquée des sinistres liés aux catastrophes au fil des ans, le BAC a souligné l’urgence de renforcer la résilience des communautés, notamment :
le financement intégral des stratégies d’adaptation et de lutte contre les inondations de la Colombie-Britannique;
l’amélioration de la cartographie des risques et des codes du bâtiment;
l’incitation à adopter les pratiques de résilience face aux feux de forêt Intelli-feu dans les collectivités à haut risque;
l’assurance qu’aucune nouvelle habitation n’est construite dans des zones vulnérables aux inondations et aux feux de forêt.
Le BAC a aussi exhorté le gouvernement provincial à rétablir la concurrence dans le secteur de l’assurance automobile en autorisant les assureurs canadiens à offrir une couverture pour les dommages aux véhicules en Colombie-Britannique, mettant ainsi fin au monopole actuel de l’Insurance Corporation of British Columbia (ICBC). Au Québec, où les assureurs privés rivalisent pour offrir cette couverture, les conducteurs bénéficient d’un plus grand choix, avec des primes presque 40 % moins élevées qu’en Colombie-Britannique.
« La concurrence est un moyen puissant pour offrir aux consommateurs le meilleur produit ou service au meilleur prix possible, et l’assurance automobile n’y fait pas exception, déclare Greg Moy. Aucune raison d’intérêt public ne peut motiver le maintien d’un monopole sur la couverture d’assurance qui prend en charge les réparations de votre véhicule. L’ouverture de cette part de marché à la concurrence donnerait aux conducteurs le choix qu’ils méritent. »

