
Lorsqu’il est question de l’économie canadienne en 2026, le vieil adage tient : la seule certitude, c’est que rien n’est certain. Alors que nous prévoyons une constante volatilité financière, le Canada devra prendre des décisions politiques favorisant la stabilité, protégeant les Canadiens et soutenant une économique plus forte et plus résiliente.
Ces objectifs sont visés au quotidien par les assureurs privés d’habitation, d’automobile et d’entreprise du Canada, et ils orientent les priorités du Bureau d’assurance du Canada (BAC) pour l’année à venir. Dans le cadre du mandat du BAC visant à protéger les Canadiens contre les risques actuels et futurs, nous préconisons des réformes pratiques axées sur les consommateurs afin d’aider les Canadiens et de soutenir l’économie de notre pays.
En 2026, cela comprend notamment :
d’assurer la mise en œuvre harmonieuse des changements apportés à l’assurance automobile en Alberta et en Ontario;
de favoriser une solution nationale en matière de risques de séismes afin de protéger le pays contre les répercussions économiques des catastrophes;
de démontrer comment l’allègement de la bureaucratie dans les services financiers peut contribuer à stimuler le potentiel économique du Canada.
Poursuivez votre lecture pour en savoir plus sur ces priorités nationales essentielles, qui visent toutes à bâtir un avenir plus sécuritaire, plus abordable et plus résilient pour les Canadiens.
Une offre avantageuse pour les conducteurs de l’Alberta et de l’Ontario
Qu’est-ce que les automobilistes souhaitent comme assurance automobile? Ils veulent bénéficier de la prise en charge et des prestations dont ils ont besoin pour se remettre d’un accident, à des primes abordables. Il incombe aux gouvernements provinciaux d’assurer cet équilibre, puisque ce sont eux qui supervisent la conception des produits d’assurance automobile en adoptant des lois et en les modifiant au besoin afin de mieux servir les consommateurs.
En 2026, le secteur sera confronté au défi unique de mettre en œuvre deux séries importantes de réformes de l’assurance automobile, l’une en Alberta et l’autre en Ontario.
L’Alberta passera au système « Care-First » le 1er janvier 2027. Ce nouveau modèle vise une prise en charge plus rapide et efficace des victimes d’accidents, et à offrir les prestations les plus avantageuses au Canada en cas d’accident. Un élément essentiel de ce système est qu’il garantit que les fonds provenant des réclamations servent à la prise en charge des personnes blessées dans un accident, plutôt qu’à payer les avocats lors de procédures judiciaires coûteuses.
Ces réformes sont une victoire importante pour les automobilistes en Alberta. La pression envers une transition réussie est forte. Le gouvernement doit encore finaliser de nombreux détails, et le BAC continuera de collaborer étroitement avec la province pour aider à garantir que les réformes obtiennent les résultats que les Albertains méritent. Au cours de l’année à venir, le secteur se concentrera également sur les tâches pratiques nécessaires à la mise en œuvre de nouveaux produits d’assurance : mises à niveau des systèmes, formation du personnel, gestion des réclamations en cas de catastrophes et sensibilisation des consommateurs.
En Ontario, à compter du 1er juillet, les automobilistes passeront à un nouveau système d’assurance automobile qui leur offre plus de choix. Certaines protections (remplacement du revenu, personne sans revenu d’emploi et soignant) deviendront optionnelles. De nombreux Ontariens bénéficient déjà de ces protections dans le cadre d’un régime offert par l’employeur ou d’une autre assurance, et ils n’ont donc pas besoin de les ajouter à leur police d’assurance automobile. Ce changement offre aux automobilistes la flexibilité de choisir les protections qu’ils ont réellement besoin.
Le BAC et ses membres se concentrent sur la mise en œuvre de ces réformes et la compréhension des automobilistes quant aux options offertes. Ce printemps, le BAC et l’Insurance Brokers Association of Ontario lanceront une campagne de sensibilisation des consommateurs pour aider les Ontariens à prendre des décisions éclairées et à choisir les options qui répondent le mieux à leurs besoins.
Répondre à une menace existentielle : les risques de séismes
Un séisme majeur en Colombie-Britannique ou au Québec ne prendrait que quelques minutes pour causer des dommages destructeurs pour les communautés, les infrastructures et les services essentiels. Même si vous ne vivez pas près d’une ligne de faille, vous n’êtes pas à l’abri. Les effets s’étendraient bien au-delà de l’épicentre : fermeture des ports et des lignes ferroviaires, interruption des chaînes d’approvisionnement, déplacement de milliers de personnes et répercussions économiques et financières dans tout le pays.
Le Canada n’est pas prêt à faire face aux conséquences dévastatrices d’une telle catastrophe. Il s’agit en fait de la plus grande menace pour la résilience économique du Canada. La préparation est donc un impératif national.
Heureusement, le gouvernement fédéral a clairement manifesté sa volonté de trouver une solution à ce problème. Dans le budget de 2025, le gouvernement a pris l’engagement de commencer des consultations visant à « assurer la stabilité du secteur des assurances du Canada en cas de séisme violent ». Le gouvernement a récemment annoncé la mise en place d’un système d’alerte rapide en cas de séisme à Montréal et à Ottawa, confirmant ainsi la possibilité d’un séisme important et soulignant la nécessité pour notre pays d’être prêt.
Le BAC y voit une occasion unique de collaborer avec le gouvernement fédéral à l’élaboration d’une solution qui protège les Canadiens et préserve l’économie.
Alléger la bureaucratie = renforcer l’économie
81 %.
Voilà l’augmentation des coûts liés à la conformité réglementaire dans le secteur canadien de l’assurance de dommages en seulement deux ans (2022-2024), selon la nouvelle enquête du BAC sur les coûts liés à la conformité réglementaire.
Il s’agit d’un changement radical qui pose un problème non seulement aux assureurs, mais aussi à tous les Canadiens. Il existe un lien entre le fardeau réglementaire et la réussite économique. Des données de Statistique Canada montrent que l’augmentation du nombre de règlements imposés aux entreprises canadiennes ébranle de façon mesurable la performance économique du pays.
Cependant, le vent semble tourner en faveur d’une réduction du fardeau réglementaire qui pèse sur le secteur, dans le but à la fois de protéger les consommateurs et de stimuler l’économie et l’innovation au Canada.
Le budget fédéral de 2025 prévoyait un engagement visant à rendre les consultations fédérales sur le secteur financier plus prévisibles et transparentes. Le BAC poursuit son travail de sensibilisation auprès des représentants du gouvernement et des organismes de réglementation, et veille à formuler des recommandations qui appuient l’engagement du gouvernement fédéral envers la croissance économique.
Dans une année qui sera marquée par l’incertitude, les priorités du BAC sont claires : nous travaillerons avec les gouvernements et les parties prenantes pour protéger les Canadiens, renforcer l’économie de notre pays et bâtir un avenir plus résilient.

