
Le gouvernement du Canada a aujourd’hui publié son rapport d’étape de 2026 sur la Stratégie nationale d’adaptation. À la suite de cette publication, Liam McGuinty, vice-président aux Affaires fédérales du Bureau d’assurance du Canada (BAC), a fait la déclaration suivante :
« Le BAC se réjouit de la publication du rapport d’étape de 2026 du gouvernement du Canada concernant la Stratégie nationale d’adaptation. Ce rapport met en évidence non seulement des progrès importants, mais aussi une réalité cruciale : le Canada ne peut plus se permettre de traiter les événements météorologiques extrêmes comme une série de situations d’urgence auxquelles nous réagissons a posteriori. Pour mieux protéger la population, nous devons opérer un changement fondamental, en passant de la reprise après sinistre à la prévention et à la résilience au regard de ces catastrophes.
Les inondations que le Manitoba, l’Ontario et le Québec ont connues cet été, ainsi que les importants feux de forêt en Colombie-Britannique et en Ontario, soulignent le fossé grandissant entre les risques liés aux changements climatiques et la résilience des communautés. Ces événements ne sont pas des anomalies; ils s’inscrivent dans une tendance à long terme marquée par des catastrophes de plus en plus graves et coûteuses auxquelles sont confrontés les gens dans tout le pays.
Comme l’étaye clairement le rapport d’étape, les plans en matière d’adaptation nécessitent des investissements pour porter leurs fruits. Tous les ordres de gouvernement doivent se fixer comme priorité absolue de remédier au déficit national de plus de 65 milliards de dollars associé aux infrastructures de gestion des eaux pluviales et des eaux usées. Bon nombre de ces infrastructures sont en mauvais état, ce qui rend les communautés de plus en plus vulnérables aux inondations et aux refoulements d’égouts. Les fortes précipitations de cet été ont mis en évidence ces faiblesses en submergeant des réseaux vieillissants et en provoquant des perturbations et des dégâts coûteux.
Les investissements en matière de résilience protègent la population canadienne, réduisent les coûts liés aux catastrophes et contribuent à maintenir l’abordabilité et l’accessibilité de l’assurance. Chaque dollar investi aujourd’hui permet d’éviter des dépenses plus élevées associées à la reprise demain.
Le BAC appuie la Stratégie nationale d’adaptation, qu’il considère comme une feuille de route essentielle pour bâtir un Canada plus résilient. La priorité est désormais la mise en œuvre, et le BAC se réjouit de collaborer avec tous les ordres de gouvernement et toutes les parties prenantes pour faire progresser des solutions concrètes visant à réduire les risques liés aux catastrophes, à renforcer la résilience et à mieux protéger le pays contre les répercussions grandissantes des événements météorologiques extrêmes. »
Augmentation des coûts liés aux événements météorologiques extrêmes au Canada
Au cours des 10 dernières années, les sinistres assurés liés aux événements météorologiques extrêmes au Canada se sont élevés en moyenne à plus de 3,7 milliards de dollars par an, contre 1,4 milliard au cours de la décennie précédente et 883 millions au cours de celle qui la précédait. Les sinistres annuels ont augmenté d’environ 320 % depuis la fin des années 1990 et le début des années 2000, même compte tenu de l’inflation. En 2024 seulement, le Canada a enregistré des coûts sans précédent : les sinistres assurés liés aux événements météorologiques extrêmes ont dépassé les 9 milliards de dollars. Ce sont des ménages, des entreprises, des administrations publiques et des communautés de tout le pays qui supportent ces coûts croissants.

