
L’assurance contre les inondations est désormais accessible à 94 % des foyers canadiens
Selon un nouveau rapport du Bureau d’assurance du Canada (BAC), les Canadiens ont aujourd’hui un bien meilleur accès à l’assurance contre les inondations par ruissellement qu’il y a seulement dix ans.
Le rapport sur l’état du marché de l’assurance contre les inondations au Canada révèle qu’environ 94 % des propriétés résidentielles au Canada sont désormais admissibles à l’assurance contre les inondations par ruissellement1. Les propriétés non admissibles restantes (6 %) sont situées généralement dans des zones à risque élevé d’inondation, où la couverture n’est peut-être pas offerte ou est trop coûteuse. Par ailleurs, le nombre de ménages canadiens assurés contre les inondations est passé de 26 % en 2017 à 71 % en 2023, et 88 % des polices d’assurance contre les inondations par ruissellement coûtent désormais 300 $ ou moins par année.
« Il y a un peu plus de dix ans, de nombreux Canadiens n’avaient pas accès à l’assurance contre les inondations par ruissellement », a déclaré Liam McGuinty, vice-président aux Affaires fédérales, BAC. Aujourd’hui, plus de 30 assureurs offrent une couverture contre les inondations par ruissellement au Canada, et plus de 7 propriétaires sur 10 en souscrivent une. La croissance du marché démontre comment l’innovation, la concurrence et une meilleure évaluation des risques ont considérablement élargi l’accès des consommateurs à la protection contre les inondations. »
Le BAC attribue la croissance du marché à d’importants investissements dans la cartographie des inondations, la modélisation des catastrophes, l’analyse géospatiale et l’évaluation des risques pour les propriétés. Grâce à ces investissements, les assureurs ont pu comprendre et évaluer le risque d’inondation avec plus de précision, ce qui leur a permis d’offrir une couverture à de nombreuses propriétés considérées auparavant non assurables.
À mesure que les assureurs ont amélioré leur capacité à évaluer et à tarifer le risque d’inondation, le nombre de foyers n’ayant pas accès à l’assurance contre les inondations par ruissellement a diminué de près de 45 % au cours des sept dernières années, passant de près de 1,5 million à environ 850 000. Le rapport constate également que le risque d’inondation au Canada est de plus en plus concentré, puisqu’environ 2 % de toutes les propriétés résidentielles représentent plus de la moitié des pertes attribuables aux inondations que pourrait subir le pays.
« Ces résultats suggèrent que le problème des inondations au Canada relève de plus en plus de la réduction des risques, et non de l’accès à l’assurance », a déclaré M. McGuinty. Les assureurs privés ont étendu leur couverture à la grande majorité des ménages canadiens. La prochaine étape consiste à réduire les risques sous-jacents auxquels sont confrontées les collectivités en mettant en œuvre une meilleure planification de l’aménagement du territoire, des infrastructures plus résilientes et des solutions ciblées pour le petit nombre de propriétés exposées aux niveaux de risque d’inondation les plus élevés. »
Le rapport soutient que le maintien d’une couverture d’assurance abordable dans un contexte de changements climatiques dépendra de plus en plus de la réduction des risques sous-jacents auxquels sont confrontées les collectivités canadiennes. À cette fin, le BAC appelle les gouvernements à :
renforcer les politiques d’aménagement du territoire afin de décourager la construction dans les zones à haut risque;
investir dans des infrastructures publiques résilientes;
améliorer les cartes des zones inondables et les renseignements sur les risques d’inondation mis à la disposition des gouvernements, des entreprises et des consommateurs, y compris les gouvernements provinciaux participant à l’outil d’information sur les risques d’inondation au Canada;
soutenir les mesures d’atténuation des inondations pour les ménages grâce à des programmes de rénovation ciblés;
élaborer des solutions ciblées pour le petit nombre de propriétés exposées aux niveaux de risque d’inondation les plus élevés, y compris des programmes de rachat stratégiques.
Le BAC rappelle aux assurés que la couverture, les critères d’admissibilité et les tarifs de l’assurance contre les inondations varient selon l’assureur et les modalités de la police. Les consommateurs devraient examiner attentivement le libellé de leur police d’assurance et discuter avec leur représentant afin de mieux comprendre la protection qu’ils obtiennent.
1 BAC, enquête sur les inondations de 2024.
À propos de l’enquête sur les inondations
L’enquête du BAC sur les inondations de 2024 est une enquête transversale, utilisée conjointement avec les données d’enquêtes antérieures sur les inondations aux fins d’analyse des tendances. Les renseignements sur la souscription de polices, les prix et les critères d’admissibilité ont été recueillis auprès des répondants à l’enquête, qui représentent près de 70 % du marché de l’assurance biens personnels au Canada, selon les revenus. Les chiffres ont été extrapolés pour estimer la participation totale au marché. Les données ont été recueillies en fonction du niveau de couverture dans toutes les provinces pour toutes les catégories d’habitation (résidences unifamiliales, condominiums, logements locatifs, chalets et résidences secondaires).

