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Assurance entreprise

La bonne couverture d’assurance peut aider une petite entreprise à faire face aux tensions commerciales

22 mai 2026 | Par Cecilia Omole, directrice, Assurance entreprise, BAC
The right coverage can help a small business navigate trade pressures

Les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes évoluent dans un environnement de plus en plus incertain, marqué par une volatilité structurelle, un ralentissement de la demande des consommateurs, des pressions inflationnistes sur les prix et des défis commerciaux croissants dans certains secteurs.

Au début de l’année 2025, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), qui représente plus de 100 000 PME au pays, a vu l’indice d’optimisme à long terme de son Baromètre des affaires atteindre son point le plus bas depuis avril 2020 (les premiers jours de la pandémie de COVID-19), alors que les tensions commerciales avec les États-Unis et des inquiétudes plus générales concernant l’économie canadienne causaient de l’incertitude dans le secteur des affaires.

Depuis, l’optimisme s’est amélioré grâce aux efforts des dirigeants fédéraux et provinciaux du Canada pour débloquer le commerce interprovincial, stimuler la productivité nationale et établir de nouveaux partenariats commerciaux à l’étranger.

Gérez les répercussions de l’évolution des relations commerciales entre le Canada et les États-Unis

Alors que les négociations commerciales avec les États-Unis se poursuivent, il est important que les entreprises canadiennes se penchent sur leurs chaînes d’approvisionnement et leurs partenaires commerciaux actuels. Les chaînes d’approvisionnement doivent pouvoir s’adapter rapidement face aux droits de douane et aux prix des produits de base changeants. Dans un sondage mené en août 2025 auprès de ses membres, la FCEI a constaté qu’un tiers des PME se sont déjà détournées de fournisseurs ou de clients américains, et un autre tiers y songe.

L’assurance entreprise joue un rôle essentiel dans l’économie canadienne. Les assureurs aident les entreprises à gérer les défis et les perturbations financières en assumant bon nombre des risques associés à la production et à la distribution de biens et de services. Alors que les entreprises canadiennes se détournent des fournisseurs américains et explorent des opportunités dans différents marchés, les propriétaires d’entreprise doivent s’assurer qu’ils sont préparés pour réussir.

Diversifiez votre chaîne d’approvisionnement

En tant que propriétaire d’entreprise, voici quelques conseils pour diversifier votre chaîne d’approvisionnement et atténuer les risques :

  1. Discutez avec votre courtier d’assurance ou votre gestionnaire de risques pour effectuer une évaluation approfondie des risques de votre chaîne d’approvisionnement actuelle. Définissez le processus de la chaîne d’approvisionnement de bout en bout en tenant compte des éléments suivants :

    • Les dépendances et les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement actuelle

    • Tous les fournisseurs et réseaux

    • Les listes d’inventaire et les éléments essentiels

    • L’approvisionnement et les délais de livraison des matériaux

    • Les raisons pouvant justifier la diversification de votre chaîne d’approvisionnement.

  2. Une fois l’évaluation des risques terminée, mesurez les risques afin de déterminer le niveau d’exposition. Des outils tels que les matrices de risques, les modèles d’impact, les analyses des écarts, les tests de scénarios et les audits approfondis peuvent aider à identifier les domaines potentiellement préoccupants.

  3. Une fois l’évaluation des risques terminée, un courtier d’assurance peut vous conseiller sur la couverture appropriée nécessaire pour transférer efficacement les risques vers votre police d’assurance et loin de vos bénéfices.

Les propriétaires d’entreprise devraient considérer les types de couverture d’assurance suivants :

  1. L’assurance crédit commercial : Cette assurance protège l’entreprise contre le risque qu’un client ne paie pas et demande un crédit (paiement différé). Par exemple, si le pays du client fait face à des troubles politiques, que ses fonds sont bloqués et que certaines conditions prévues par la police d’assurance crédit commercial sont remplies, le propriétaire de l’entreprise peut probablement présenter une demande d’indemnité auprès de la compagnie d’assurance. Cela permet ainsi d’atténuer les risques liés aux flux de trésorerie pour le propriétaire d’entreprise.

  2. Assurance risques politiques : Cette assurance est très utile pour les entreprises qui étendent leurs activités commerciales hors du Canada ou qui opèrent déjà dans d’autres pays, notamment dans les marchés émergents. L’assurance risques politiques aide à protéger les entreprises contre les pertes financières en cas de mesures gouvernementales défavorables, par exemple. Elle couvre des risques tels que l’expropriation, l’inconvertibilité des devises et la frustration contractuelle, ce qui la rend indispensable pour les activités internationales.

  3. Assurance de la chaîne d’approvisionnement : Cette couverture soutient une entreprise en cas de perte financière due à des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Elle comble souvent les lacunes laissées par l’assurance de biens traditionnelle (telles que les dommages non matériels) en couvrant la perte de revenus, les frais de relocalisation et l’augmentation des dépenses opérationnelles.

  4. Assurance marchandises ou transit : Cette assurance protège l’entreprise contre les pertes financières liées au transport de marchandises par voie terrestre, maritime ou aérienne. Par exemple, si un camion commercial est impliqué dans une collision, empêchant ainsi la marchandise d’arriver à l’entrepôt dans les délais, ce type de couverture permettrait de couvrir les pertes résultant, par exemple, de la détérioration des produits.

Les PME canadiennes sont le pilier de l’économie. Entre 2018 et 2022, la contribution moyenne des PME au produit intérieur brut du Canada était de 50,2 % dans le secteur de la production de biens et de 46,4 % dans le secteur des services. Avoir la bonne assurance commerciale dans ces temps difficiles peut être un puissant catalyseur économique, permettant aux propriétaires d’entreprises de se concentrer sur ce qu’ils font le mieux : s’adapter, innover et créer de la valeur économique.

Cet article a été rédigé avec le soutien de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante.

À propos de l'auteur

Cecilia Omole est directrice de l’assurance entreprise au sein du service de développement des politiques du BAC. Dans ce rôle, elle dirige les travaux du BAC sur les politiques publiques en collaboration avec l’industrie de l’assurance, afin de trouver des solutions aux problèmes des clients commerciaux, des propriétaires d’entreprises, des groupes de parties prenantes, ainsi qu’aux préoccupations soulevées par les gouvernements et les organismes de réglementation. Cecilia Omole est titulaire d’une maîtrise en affaires publiques et internationales de l’Université York et détient le titre de gestionnaire des risques canadiens (CRM) du Global Risk Management Institute.

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