
Le 15 juin 2022 (Vancouver)– Les dommages assurés causés par les inondations dévastatrices de l’automne dernier dans le sud de la Colombie-Britannique se chiffrent désormais à 675 millions de dollars, selon de nouvelles estimations de la firme Catastrophe Indices and Quantification Inc. (CatIQ). L’estimation précédente était de 515 millions de dollars.
Les inondations de novembre constituent l’événement météorologique le plus coûteux de l’histoire de la province. Les inondations ont commencé le 13 novembre à la suite d’une série de rivières atmosphériques qui ont déversé des pluies sans précédent dans le sud-ouest de la province pendant deux semaines. Ces tempêtes ont entraîné des pertes de vie tragiques, ainsi que des coulées de boue dévastatrices et des inondations de maisons, d’exploitations agricoles et d’entreprises. Des infrastructures publiques, y compris de grands axes routiers, ont été détruites, bloquant les chaînes d’approvisionnement. La dévastation a contraint la province à déclarer l’état d’urgence.
Bien que l’estimation des dommages assurés attribuables aux inondations de novembre ait augmenté, la majeure partie de cette hausse, et des pertes assurées totales, résulte des réclamations présentées par les entreprises, qui ont plus facilement accès à l’assurance. Par contraste, de nombreux résidents touchés se trouvaient dans des zones inondables à haut risque et dans des plaines inondables où il n’est pas possible de souscrire une assurance habitation contre les inondations. Par conséquent, on s’attend à ce que le coût de ces événements pour tous les paliers de gouvernement se chiffre en milliards de dollars.
« Bien que les pertes assurées liées aux inondations de novembre augmentent, il est indubitable que l’écrasante majorité des coûts de cette catastrophe sera supportée par les pouvoirs publics, a déclaré Aaron Sutherland, vice-président, régions du Pacifique et de l’Ouest, Bureau d’assurance du Canada (BAC). Comme les effets du changement climatique ne cesseront pas de se faire durement sentir, il est indéniable que nous devons en faire beaucoup plus pour améliorer notre résilience à ces risques et instaurer une culture de la préparation dans l’avenir. »
À cette fin, le BAC a engagé des discussions avec les gouvernements fédéral et provinciaux sur les moyens d’améliorer la résilience future des collectivités et de mieux gérer les coûts des inondations dans le cas des propriétés résidentielles à haut risque au Canada. En sa qualité de membre du Groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur l’assurance contre les inondations et la réinstallation, le BAC a présenté des propositions pour créer un programme d’assurance contre les inondations résidentielles, y compris un modèle de partenariat public-privé, qui permettrait aux résidents des zones à haut risque de bénéficier d’une assurance à un prix abordable. Les récentes inondations nous rappellent qu’il est urgent de faire progresser ces discussions.
« Le Canada doit élaborer un plan global pour combler les lacunes en matière de gouvernance et améliorer la résilience climatique dans son ensemble, a déclaré Craig Stewart, vice-président, Changements climatiques et questions fédérales, BAC. Il faut notamment investir dans de nouvelles infrastructures pour réduire l’incidence des inondations et des incendies sur les collectivités, améliorer les codes du bâtiment et l’aménagement du territoire et, de plus en plus, créer des incitatifs visant à éloigner le développement des habitations et des entreprises des zones les plus à risque. »
Les consommateurs qui ont des questions sur l’assurance sont invités à communiquer avec le BAC par téléphone, au 1-844-227-5422, ou par courriel, à l’adresse DemandezIBCWest@ibc.ca. Pour de plus amples renseignements sur cette tempête et le temps violent en général, veuillez parcourir le site : https://fr.ibc.ca/stay-protected/severe-weather-safety/flood-and-water.
Le BAC s’est engagé à travailler en étroite collaboration avec le secteur privé, les premiers répondants et les gouvernements afin d’améliorer la préparation et la résilience du Canada face aux phénomènes météorologiques violents.
Le montant des dommages assurés est une estimation fournie par CatIQ (www.catiq.com) sous licence du BAC.

