
Les assureurs réclament davantage de mesures pour réduire les risques d’inondation et protéger les collectivités
Selon les premières estimations de Catastrophe Indices and Quantification Inc. (CatIQ), les tempêtes qui ont balayé certains secteurs de l’Ontario les 27 et 28 juillet et entre le 1er et le 3 août ont causé près de 360 millions de dollars de dommages assurés. Les tempêtes ont provoqué de fortes pluies et des crues soudaines dans plusieurs localités de la région de Niagara, notamment à St. Catharines, à Niagara-on-the-Lake, à Grimsby et à Lincoln, affectant des milliers d’habitants. Des pluies intenses ont également été signalées plus au nord, jusqu’à North Bay.
Dans la région de Niagara, les graves inondations ont entraîné des milliers de signalements de rues et de sous-sols inondés, ainsi que de refoulements d’égouts. Immédiatement après les fortes pluies, le Bureau d’assurance du Canada (BAC) a déployé la ligne d’assistance de son Unité mobile d’aide à la communauté (UMAC) pour fournir aux habitants un accompagnement personnalisé et en temps réel en matière d’assurance, dès le début du processus de rétablissement. Le BAC a également mis en place un centre communautaire à St. Catharines afin d’aider les habitants concernés à s’y retrouver dans les questions générales sur les assurances et dans les démarches liées aux réclamations.
Pour toute question générale sur l’assurance habitation, l’assurance entreprise ou l’assurance automobile, communiquez avec les professionnels qualifiés de l’industrie de l’assurance du Centre d’information aux consommateurs du BAC par téléphone 1 844 227-5422 et par courriel ConsumerCentre@ibc.ca.
« Cette année, les collectivités de l’Ontario ont encore été mises à rude épreuve; les familles et les entreprises y subissent de plein fouet l’incidence croissante des phénomènes météorologiques extrêmes », a déclaré Amanda Dean, vice-présidente, Ontario et Atlantique, BAC. « Les inondations catastrophiques ne sont plus des événements imprévisibles. Elles sont de plus en plus fréquentes, et chacune semble plus grave que la précédente. Si l’urgence d’agir face aux inondations au Canada n’est plus à démontrer, le manque d’investissements dans des solutions pour protéger nos collectivités, nos citoyens et leurs biens reste inexplicable. Pour limiter les dégâts, réduire les coûts d’assurance à long terme et renforcer la résilience des collectivités, trois actions sont prioritaires : investir dans des infrastructures résilientes, privilégier la prévention plutôt que la reconstruction, et donner aux Canadiens un accès clair aux données sur les risques d’inondation. »
Le BAC demande la prise de mesures urgentes pour réduire le risque d’inondation :
Les inondations sont la catastrophe naturelle la plus fréquente et la plus coûteuse au pays, et la tendance s’accentue. Selon CatIQ, les pertes assurées attribuables aux inondations et aux dégâts d’eau ont grimpé de plus de 300 % au cours des 20 dernières années comparativement aux deux décennies précédentes.
Afin de réduire de manière significative les pertes liées aux inondations et de contribuer à maintenir des primes d’assurance abordables, le BAC demande aux gouvernements d’accélérer la prise de mesures dans trois secteurs clés, notamment :
1. Investir dans les infrastructures qui protègent les collectivités
Investir dans la gestion des eaux pluviales, les réseaux d’assainissement et les infrastructures de drainage reste le moyen le plus efficace de limiter les dégâts liés aux inondations. Malheureusement, avec un déficit d’infrastructures estimé à 60 milliards de dollars, de nombreuses collectivités comptent sur des réseaux d’eaux pluviales et de drainage qui n’ont pas été conçus pour faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes d’aujourd’hui.
2. Miser sur la prévention plutôt que sur le rétablissement
La prévention des inondations est l’un des investissements les plus judicieux que les pouvoirs publics puissent réaliser. En effet, des mesures telles que la rénovation des logements, l’installation de clapets antiretour, de pompes de vidange, le renforcement des normes de construction et une meilleure planification de l’aménagement du territoire peuvent contribuer à réduire les pertes liées aux inondations et à éviter des coûts de réparation bien plus élevés en cas de catastrophes futures.
3. Mettre des renseignements sur les risques d’inondation à la disposition des Canadiens
Les Canadiens ont le droit de connaître les risques d’inondation auxquels ils sont exposés. Bien que l’Outil d’information sur les risques d’inondation au Canada ait été conçu pour aider la population à mieux comprendre son exposition aux risques d’inondation, les gouvernements provinciaux ne l’ont pas encore mis à la disposition des habitants. Élargir l’accès à cet outil aiderait les Canadiens à prendre des décisions plus éclairées et à mieux protéger leurs habitations.
La somme des dommages assurés est une estimation fournie par CatIQ (www.catiq.com) et utilisée sous licence par le BAC.

